20 septembre 2007

Radio

J'ai découvert ce site, et vous en fais part car peut vous interesser :

www.frequenceterre.com

C'est une radio 100% nature et culture ! 

19 septembre 2007

Refugies climatiques

200 millions de réfugiés climatiques d’ici 2040

BERLIN, 19 juin 2007 - Selon l'étude de Cord Jakobeit, professeur de l'université de Hambourg publiée par Greenpeace en Allemagne, le réchauffement climatique pourraient générer 200 millions de réfugiés dans les 30 prochaines années

Les experts du Giec, groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, annoncent une augmentation des températures d’ici 2050 de 1,8 à 3,0 degrés. Cette hausse des températures entraînera pour 3,2 milliards de personnes, soit un tiers de la population mondiale, une pénurie d’eau et 600 millions de personnes manqueront de nourriture. Les conditions de vie pour des centaines de millions de personnes, en particulier dans les pays les plus pauvres du monde, vont se détériorer et les habitants seront forcés de quitter leur pays pour survivre.

C’est déjà le cas pour plus de 20 millions de personnes qui sont déplacées à cause des conséquences du réchauffement climatique, surtout dans le Sahel africain, le Bangladesh et des îles du Pacifique sud.

" Les plus pauvres de ce monde, qui ne sont pas responsables du réchauffement climatique, sont les premières victimes. Les Etats les plus industrialisés et les plus riches refusent de voir en face l’urgence des changements climatiques. Comme nous avons pu le constater lors du dernier G8, ces « états pollueurs » refusent de se fixer des objectifs contraignants. En revanche, ils savent très bien se protéger par des lois contre l’immigration qui sera de plus en plus importante si on n’agit pas très vite" explique Andree Böhling, chargé de la campagne climat à Greenpeace Allemagne.

18 septembre 2007

Velib'

Paris, 20 juillet 2007

Vélib, Decaux et RFID : alerte à la  techno-surveillance

Alors que l'opération Vélib, lancée dimanche dernier à Paris, s'annonce déjà comme un succès, les Amis de la Terre s'alarment de l'utilisation des puces radio-fréquence RFID pour le suivi des déplacement des abonnés longue durée. Ils y voient une lourde menace sur les libertés individuelles alors que les citoyens sont très mal informés de la prolifération de ces nouvelles technologies potentiellement liberticides, notamment du fait qu'elles sont traçables à distance.

Lancée dimanche 15 juillet à Paris, l'opération Vélib s'annonce déjà comme un véritable succès. Les Amis de la Terre se réjouissent que le vélo, moyen de transport urbain et par excellence, populaire, propre et convivial, reprenne la place qu'il mérite dans la capitale. Cependant, les Amis de la Terre s'inquiètent beaucoup d'apprendre que les données relatives aux déplacements des abonnés longue durée seront conservées pendant 5 jours par la société gestionnaire Somupi, filiale du groupe Decaux et sous-traitante de la Mairie de Paris pour Vélib (1).


Alors que la Commission nationale informatique et liberté (CNIL) vient de faire des déclarations alarmantes quant aux menaces croissantes posées par les nouvelles technologies sur les libertés démocratiques (2), il aurait été judicieux d'informer et de consulter préalablement les usagers de Vélib, voire de choisir d'autres systèmes. Le traditionnelle carte magnétique, par exemple, sans conservation des données des déplacements, n'aurait-elle pas été appropriée ?

Gwenael Wasse, chargé de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises aux Amis de la Terre, s'interroge : « A l'origine, la société Decaux voulait conserver les données durant deux années ;  cela lui a heureusement été refusé par la CNIL (3) mais est encore en attente de validation. Sur le principe, il est très inquiétant d'imaginer qu'une multinationale telle que Decaux, numéro 1 mondial du mobilier urbain, puisse conserver des données qui devraient rester confidentielles sur les déplacements quotidiens de dizaines de milliers de citoyens ! ». Dubitatif, il ajoute : « Cela n'a plus rien à voir avec l'écologie urbaine et la lutte contre le changement climatique, mais plutôt sans doute avec du marketing (4) ; ce n'est en tout cas pas le modèle social et technologique durable que souhaitent les Amis de la Terre !».

Il ne s'agit en aucun cas de rejeter les avancées technologiques dans leur ensemble, mais bien d'assurer leur maîtrise par les citoyens. Dans cette optique, les Amis de la Terre demandent expressément à la société Decaux de se justifier publiquement quant à l'utilisation exacte qui sera faite des données relatives aux déplacements des usagers de Vélib, et des garanties apportées quant à leur destruction. D'une manière plus générale, ils appellent les citoyens à faire preuve de la plus grande vigilance vis-à-vis de la prolifération des nouvelles technologies de traçage dans leur vie quotidienne.


Contact presse : Caroline Prak, 01 48 51 32 22 ou 06 86 41 53 43


1) Le Monde, « Les usagers de Vélib seront pistés », 14/07/2007
2) Le Figaro, «La Cnil craint la naissance d’une "société de la surveillance »
, 09/07/2007

3) Cf. http://www.cnil.fr/index.php?id=2237&news[uid]=478&cHash=75a72c1fc6...
4) Le Monde, « Nous savons combien vous êtes ! », 30/06/2007


Citoyens contre le cynisme

Allons-nous laisser MacDo et le cynisme diriger notre société ?

 
Nous sommes en train de perdre le combat idéologique. Le cynisme est omniprésent dans notre société. Pendant que nous nous concentrons sur la préparation du Grenelle de l'environnement, MacDo nous sort une campagne d'affiche d'un cynisme déconcertant et dont nous négligeons l'impact. "Non au réchauffement de la clientèle / tous nos restaurants sont climatisés". Voilà ce qui est écrit sur ces affiches. Vous savez tous à quel point la clim' a un impact positif sur l'environnement !... Alors pour MacDo, c'est non au réchauffement de la clientèle mais oui au réchauffement de la planète ?! Et nous laissons faire. 
 
A quoi sert le Grenelle de l'environnement (dont nous ne sommes pas sûrs des conséquences) si dans le même temps nous laissons de côté le combat idéologique, la conscientisation des esprits en ne répondant pas à l'extraordinaire provocation de MacDo ?...
 
Un combat idéologique est en cours : d'un côté ceux qui croient qu'il faut que chacun se sente pleinement concerné par l'avenir de la planète et s'engage sans réserve pour améliorer son sort. De l'autre, ceux qui adoptent encore une attitude empreinte de cynisme face aux questions environnementales. Comme Mac Donald's dans sa dernière campagne publicitaire.

Aussi les "citoyens contre le cynisme" ont-ils décidé de se transformer pour l'occasion en clowns contre le cynisme et de rendre une petite visite à M. Ronald MacDonald's pour rappeler que non, décidément, le cynisme ne nous fait vraiment plus rire !
 
Comme nous, faites-le savoir !
 
Citoyens Contre le Cynisme - http://cccynisme.blogspot.com

changez d’ampoules, pour ne pas péter les plombs !

Réduire la demande énergétique nécessite d’engager une véritable politique d’efficacité énergétique.

Les ampoules à incandescence sont l’exemple parfait des technologies énergivores et dépassées qui n’ont plus leur place sur le marché ! Ces ampoules sont très inefficaces : elles gaspillent 95 % de l’énergie qu’elles consomment en chaleur, 5 % seulement servant à produire de la lumière.

Demandez à Jean-Louis Borloo, Ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable d’établir des standards énergétiques contraignants sur les appareils qui consomment inutilement de l’énergie.

Cliquez ici pour envoyer la pétition.

http://www.revolution-energetique.com/blog/index.php/2007...

Auto destruction

L'environnement serait en cause dans 40 % des décès

 

LE MONDE | 16.08.07 | 16h39

Deux morts sur cinq dans le monde seraient liés directement ou indirectement à des facteurs environnementaux, selon une étude mise en ligne depuis le début du mois d'août sur le site de la revue Human Ecology, qui la publiera dans son numéro de décembre. Pour parvenir à ce chiffre, David Pimentel, professeur en écologie et en agronomie, et une
équipe d'étudiants de l'université Cornell (Etat de New York) se sont appuyés sur plus de 120 articles scientifiques concernant les effets sur la santé humaine de l'augmentation de la population mondiale, de la malnutrition et de toutes sortes d'atteintes à l'environnement.

"Actuellement, 40 % des décès dans le monde résultent de différents facteurs environnementaux, notamment les polluants chimiques, le tabac et la malnutrition", concluent les chercheurs. Ceux-ci ont une conception très large de l'environnement, puisqu'ils incluent dans leur décompte les décès provoqués par certaines maladies comme le sida ou le paludisme. "Des changements dans la biodiversité, l'évolution de parasites et des invasions par des espèces exotiques aboutissent fréquemment à l'apparition de maladies", justifient-ils, prenant en exemple la déforestation, qui a favorisé l'apparition de foyers de paludisme dans certaines régions d'Afrique.

David Pimentel et son équipe analysent tour à tour les effets sur la mortalité humaine de la surpopulation, de la pollution de l'air et de l'eau, des polluants chimiques, de la dégradation des sols, de la contamination des aliments, de la malnutrition et de la résistance aux médicaments, avant de s'intéresser aux maladies émergentes ou
réémergentes. "Le changement climatique semble créer un environnement favorable à certaines maladies et à des vecteurs de maladies", écrivent-ils.

CANCERS, MALNUTRITION ET SIDA

"Les facteurs environnementaux, notamment les substances chimiques, l'exposition aux ultraviolets ou à des radiations ionisantes, le tabac et la fumée de cuisson contribuent à 75 % de tous les cancers", précisent les chercheurs, citant une étude parue dans le British Medical Journal en 2004 et rappelant que le cancer fait 6 millions de victimes
chaque année dans le monde. L'article précise parallèlement que 3 millions de tonnes de pesticides sont utilisées chaque année sur terre.

Parmi les principales causes de décès citées, certaines d'entre elles pouvant se croiser : des conditions sanitaires et un accès à l'eau insuffisants (5 millions de morts par an), la malnutrition (6 millions de morts), la pollution de l'air (3 millions de morts, dont deux tiers d'enfants de moins de cinq ans victimes d'infections respiratoires), le
tabac (5 millions de morts), les déficiences en fer (9 millions), la tuberculose (3 millions) ou le sida (3 millions).

Les auteurs de l'article estiment que "compter sur les maladies et la malnutrition pour limiter la population du monde (...) serait une politique à hauts risques" et appellent de leurs voeux "une politique globale et juste de contrôle de l'augmentation de la population, combinée avec un programme efficace de gestion de l'environnement".

Gilles van Kote, article paru dans l'édition du 17.08.07

www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-944933@51-9450...

Les abeilles et l'homme

La mort des abeilles met la planète en danger
Les Echos 20/08/07

Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.
C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.

En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.

« Syndrome d'effondrement »
Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d'effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique)
. Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.

Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.

Butineuses apathiques
Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.

La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.

C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.

L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : « Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »

PAUL MOLGA
plus d'infos sur les pesticides ici

Rugby tour

Namaste tout le monde,

L'Ashalayam Rugby Tour, c'est la tournée sportive et solidaire en France, durant la coupe du monde de rugby, d'une équipe de jeunes Indiens rugbymen. Anciens enfants des rues, ils sont sortis de la rue notamment grâce au rugby et ils sont aujourd'hui pris en charge par l'ONG Ashalayam, à Calcutta.

En septembre et octobre 2007, 15 d'entre eux, âgés de 14 à 20 ans et sélectionnés selon leurs efforts en classe et sur le terrain, seront en France. Ils rencontreront d'autres jeunes pour qui le rugby est aussi un moyen de réinsertion, feront un stage en entreprise dans le secteur de leur choix et assisteront à quelques matches de la Coupe du Monde!

Une folle équipe de Français surmotivés organise le projet entre la France et Calcutta ; on vous concocte un événement à retentissement interplanétaire, de Paris à Lille, Nantes, Lyon, Toulouse, Marseille et Tours. Cependant, pour que tout fonctionne parfaitement, on a encore besoin de quelques coups de pouce. Le défi, c'est de déplacer et de nourrir
quinze jeunes Indiens et leurs accompagnateurs pendant trois semaines, et de faire couvrir l'événement par le plus de médias possibles, donc votre aide est la bienvenue !

N'hésitez pas non plus à faire un saut sur notre site www.ashalayam-rugby.com <http://www.ashalayam-rugby.com> ou sur le lien suivant pour voir, en images, ce qui ce trame...http://youtube.com/watch?v=IVAlfAbuIz8



Pour une rentrée sans marque...

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Appel du mouvement pour une rentrée sans marques

Le mouvement pour une Rentrée sans marques appelle pour la huitième année consécutive les parents, les enseignants et les jeunes à refuser le racket commercial dont les élèves, leurs familles et les profs sont de plus en plus victimes.

Les exemples de la main-mise des entreprises sur l’école sont malheureusement toujours aussi nombreux : tapis de souris publicitaires à l’occasion de la campagne « Sur la toile, méfie-toi des pièges », « Tour de France des collèges » par la société Calysto pour expliquer le bon usage d’Internet, incitations à contracter des emprunts auprès des banques pour acheter du matériel informatique lors de la campagne « portable étudiant à un euro par jour », développement des offres pédagogiques par Disneyland et son département éducation, prise en charge de collégiens de ZEP par des entreprises comme Pinault-Printemps-LaRedoute, soutien de SFR-Cégétel à des élèves notamment des filles d’origine immigrée issues de zones sensibles pour leur permettre d’intégrer les écoles d’ingénieurs en télécommunications, etc. La pénétration de la pub dans l’école permet de changer le contenu de l’enseignement et rend possible le transfert des responsabilités de l’Etat, puissance publique, vers les grandes sociétés capitalistes privées.

La résistance s’organise et notre mouvement s’internationalise : le rapport de force progresse. Notre pétition a reçu près d’un millier de signatures et a été relayée par l’association ATTAC et son « Manifeste pour l’annulation du code de bonne conduite des interventions des entreprises en milieu scolaire ». Nous sommes toujours plus nombreux à refuser que les enfants servent de supports à des opérations publicitaires et que l’école ouvre un pont d’or aux entreprises. Notre mouvement exige toujours l’abrogation de la circulaire Lang qui permet de faire entrer par la fenêtre la publicité qui demeure officiellement interdite par la porte. Cette circulaire du gouvernement Jospin a été conservée pieusement par les gouvernements Raffarin et de Villepin, preuve que, sur ce terrain, nos amis productivistes de gauche comme de droite veulent de concert enrôler nos enfants dans la société de consommation.

Le mouvement pour une Rentrée sans marques appelle les jeunes à se démarquer en refusant de marcher au pas des firmes multinationales. Il faut refuser tout autant la surconsommation que la dictature des logos. Nous devons habituer nos enfants à la simplicité volontaire et à une vie sobre, ce qui passe pédagogiquement par le boycottage de produits de marques. Nous appelons aussi à soutenir toutes les initiatives pour bouter le marché hors de l’école. L’heure est venue de poursuivre collectivement la réflexion sur quelle école nous avons besoin pour décoloniser l’imaginaire de nos enfants et avancer vers une société de décroissance équitable.

Paul Ariès,
auteur du Petit Manuel anti-pub, éditions Golias, 2004

 

Texte tiré du site internet  : http://www.casseursdepub.org/

 

14 septembre 2007

Arret sur image reprend

Bonjour à toutes et à tous,

Comme je vous l'annonçais au début du mois, c'est à présent à vous de nous aider à reconstruire Arrêt sur images. A l'écart des médias traditionnels. Sur le Net.

Dès aujourd'hui, 13 septembre, vous pouvez vous abonner au futur site d'@rrêt sur images, qui sera en ligne en janvier 2008.

Ce sera un site d'une nature inédite, qui mêlera des enquêtes écrites et des émissions de télévision. Il comportera un « coin des profs » dédié à la pédagogie des médias et de l'audiovisuel, ainsi qu'un espace communautaire d'un nouveau genre pour confronter nos pratiques des médias.

Le formulaire d'abonnement est disponible sur le site provisoire qui va nous accompagner tout au long de cette étape, et où vous retrouverez l'équipe d'Arrêt sur images. Vous y trouverez aussi les détails de notre offre d'abonnement.

Pour accéder à notre site provisoire, cliquez ici.

Pourquoi faut-il vous abonner dès aujourd'hui ?

Parce que nous n'avons pas voulu faire appel à des investisseurs extérieurs. C'est avec le produit de vos abonnements, et lui seul, que nous allons dès demain construire ce site, et constituer l'équipe qui le fera vivre.

Internet nous offre ce dont on n'osait rêver voici encore dix ans. La possibilité, sans investissements excessifs, d'une totale indépendance à l'égard des groupes financiers et des groupes de médias, et une incroyable souplesse d'utilisation, propice à toutes les expérimentations, à toutes les audaces.

C'est à nous de nous en saisir. Dès aujourd'hui.

Pourquoi avons-nous choisi de faire appel à vos abonnements, alors que nous aurions pu jouer la « gratuité », et tenter de vivre de la publicité ?

Nous pensons que la gratuité totale de l'information est une illusion. Ceux qui prétendent vous informer gratuitement le font toujours au nom de convictions (pas toujours affichées), d'intérêts (parfois bien cachés), ou pour vendre aux annonceurs des parts disponibles de votre cerveau. Informer est un métier, qui requiert des compétences et mérite un salaire.

Pour autant, nous ne souhaitons pas que l'argent soit un barrage pour tous ceux qui voudront nous lire et nous regarder. Pour que @rrêt sur images soit accessible à tous, y compris aux très bas revenus, nous avons fait preuve d'imagination. Rendez-vous sur la page d'abonnement.

Dans le paysage médiatique verrouillé d'aujourd'hui, la première liberté à conquérir est peut-être celle de critiquer des médias omniprésents et omnipotents.

Je suis pleinement conscient de la confiance que vous allez nous témoigner en vous abonnant. Nous ferons tout pour être dignes de cette confiance.


Donnez-nous les moyens de l'indépendance. Abonnez-vous dès aujourd'hui à @rrêt sur images.

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